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Quand la récolte arrive, le vin de la cuvée en cours passe en bouteilles. Le vin quitte le secret des fûts et quelques heures le séparent du colis d’expédition. Tout doit aller vite.
Chez Paul, qui fait essentiellement des blancs, c'est une semaine avant les vendanges qu’on met en bouteilles.
Sur le tapis les bouteilles vides avancent en tintant, de l'autre côté, le vin arrive depuis la cuve, aspiré par une pompe jusqu'à un répartiteur qui remplit une dizaine de bouteilles à la fois. Les bouteilles continuent ensuite jusqu’au bouchage. Toute l'opération s’effectue dans une vitrine isolée de l'air ambiant.
Cette machine représente un investissement important, mais rentable, compte tenu du volume à embouteiller. Paul aurait pu faire appel à un embouteilleur à façon, mais cela lui aurait imposé des dates. Avec sa machine il est autonome. Celle-ci débite 1600 bouteilles à l'heure soit 13.000 par jour : pas une grosse machine, mais en tous cas une machine appropriée.
Dans la pièce d'à côté on colle les étiquettes, c'est la touche finale, le label de la maison. Après, c’est le conditionnement et l'expédition. Déjà des palettes de Rully 2005 sont prêtes pour un client belge, et attendent le transporteur.
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